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Vendredi 30 mai 2014 5 30 /05 /Mai /2014 18:13

Enfin nous allons tout savoir sur la dette.

Le collectif pour un « audit citoyen de la dette publique » vient de rendre son étude sur l’origine de la dette, (voir l’Humanité du 28 Mai). Composé d’experts des finances publiques venus de « solidaires impôts », d’ »ATTAC »,  des « économistes atterrés »…ce collectif a mené une étude sur une trentaine d’années des finances publiques françaises.

Il nous faut maintenant nous emparer des résultats de cette analyse et les faire connaitre très largement.

Ce rapport déconstruit dans un premier temps tout les discours des économistes libéraux et autres pseudo spécialistes qui officient à longueur d’antennes depuis des années et selon lesquels nous aurions vécu au-dessus de nos moyens depuis longtemps ce qui justifierait les politiques d’austérité aujourd’hui à l’œuvre. En trente ans les politiques publiques ont reculé de deux points de PIB en masses financières.

L’augmentation de la dette publique a de toutes autres origines.

« Sur les 1950 milliards d’euros de dette publique cumulée, (…) près de 600 milliards sont dus à des taux d’intérêts excessifs, et près de 500 milliards proviennent des cadeaux consentis principalement aux riches et aux actionnaires »  Sans cela, (taux excessifs + cadeaux) le taux d’endettement public par rapport au PiB ne serait plus que de 43%, contre 90% actuellement. Soit 1077 milliards d’euros de dettes en moins.

Sur les taux d’intérêt, l’état ne peut plus emprunter auprès des banques centrales à des taux faibles, environ 2%, et doit aller sur les marchés depuis 1983. Cette situation s’est accélérée depuis 1990 avec les politiques de « désinflation compétitive » qui a consisté à limiter drastiquement la création monétaire. Tout cela  a amené une hausse des taux d’intérêt pour le plus grand bonheur des détenteurs de capitaux comme les grands fonds de pension. Et notre dette collective a explosé.

Deux types de cadeaux ont été mis en place pour les plus riches. Le taux de taxation de la tranche la plus élevée a chuté de 65% en 1982 à 45% en 2013. Cette réduction a bénéficié majoritairement aux 10% des ménages les plus riches. Les niches fiscales, (environ 500) se sont multipliées. Si certaines peuvent être utiles pour le développement économique, la plupart sont inutiles et onéreuses pour les finances publiques et favorisent l’évasion et l’optimisation fiscale.

Pour mettre fin à cette dette illégitime le collectif avance 12 propositions, comme, annuler « tout ou partie »  des 1077 milliards d’euros, « mettre un terme à l’évasion et l’optimisation fiscales », étendre le « service bancaire public »…

La conclusion de l’étude du collectif est claire et c’est ce que le Front de gauche défend depuis longtemps : « Les politiques d’austérité imposées aux populations au nom du remboursement de la dette sont absurdes économiquement, dangereuses politiquement et injustifiables du point de vue de l’intérêt général ».

(Pour en savoir plus, consulter le site d’ATTAC et lire l’Humanité qui est le seul journal national à avoir révélé le contenu de cette étude le lendemain de sa parution.)

Dimanche 6 avril 2014 7 06 /04 /Avr /2014 14:04

 

Une fois n’est pas coutume, le conseil municipal a eu lieu un Dimanche matin. Il s’agissait après les élections d’installer le nouveau conseil municipal et d’élire le Maire pour les six années à venir. Pas de surprise, G Ferez a été élu, les adjoints ont été désignés. Ceux qui voulaient des places les ont eues, pas toujours celles auxquelles ils aspiraient, le centre droit avec Henriat et Bailly a de quoi être satisfait, (commerce et finances).

Pour le Maire ce mandat s’ouvre sous un « horizon contraint », jolie expression pour ne pas dire son vrai nom ; l’austérité obligée pour tous suite à la politique choisie par le gouvernement. A de nombreuses reprises G Ferez a bien souligné qu’il faudrait faire des choix dans le cadre de cette contrainte, on peut craindre donc le pire pour la ville, les Auxerrois  et les services municipaux. Il a ensuite tracé une feuille de route pour les six premiers mois du mandat à travers quatre orientations.

1/ Auxerre capitale de l’agglomération dont il faut renforcer l’attractivité et où doit se poursuivre la mutation urbaine. (Avec quels moyens financiers ?)

2/ Développer l’innovation technique et technologique, IUT, fibre optique, 4G.( n’est-ce pas un peu court ?)

3/ Améliorer la qualité de la vie, l’écologie urbaine, ne pas hiérarchiser les quartiers. (Ça fait joli mais rien de dit sur le comment).

4/ Auxerre ville de l’économie et de l’emploi, dialogue approfondi avec l’agglomération auxerroise et les villes et villages qui la composent. Un schéma de cohérence territorial  (SCOT) avec les autres inter- communalités et donc les 110 communes que cela représente. (On en parlait déjà il y a six ans)

Dans tout cela rien de précis, rien de concret, une belle langue de bois politicienne. Mais comment faire autrement quand on accepte la politique d’austérité voulue par le gouvernement aux ordres de la commission européenne, des agences de notation et des marchés, des grands donneurs d’ordre du capitalisme financiarisé et de son représentant pour la France, Mr Gattaz.

G Larrivé a regretté le peu de voix qui lui aurait permis d’être Maire à la place du Maire, (environ 150). Il a demandé que face à la réalité des chiffres et de l’endettement la majorité soit sérieuse sur le budget. (Il n’a pas développé en disant comment et c’est dommage). Il exige de la transparence dans les choix car lui aussi pense que gouverner c’est choisir en « période contrainte ». il donne une priorité à la jeunesse. (Tout un chacun peut être d’accord, mais comment ?).

Sur le débat d’orientation budgétaire qui a suivi chacun a un peu chamaillé sur les moyens d’y parvenir face aux baisses des dotations de l’état que personne ne remet en cause. Le Maire a confirmé que les investissements seront réduits pendant les 6 prochaines années, c’est là une mauvaise nouvelle pour les entreprises locales et pour l’emploi.

En un mot et pour résumer, les défenseurs d’une politique libérale de « gauche » et les défenseurs d’une politique libérale de droite sont face à face maintenant au conseil municipal. Ils se trouvent les uns et les autres confrontés à une réalité qu’ils ont voulue et défendue ces dernières années. Pris dans leurs contradictions la langue de bois va leur servir de prothèse.

La voix de la vraie gauche va manquer au sein de ce conseil pour dire et redire qu’une autre politique est possible en sortant de la logique de ce que les économistes libéraux appellent le « marché ».

Si cette voix manquera au conseil, que l’on sache qu’elle continuera, et plus encore demain, à se faire entendre hors du conseil pour amener les citoyens à agir pour sortir des carcans que nous imposent les actuels maîtres du monde capitaliste.

Une dernière remarque : S’il a été question au cours des débats de la concurrence entre les territoires, à aucun moment n’a été évoquée la démocratie communale et la voix des citoyens. Nous sommes bien dans le système de la représentation : votez citoyens et ensuite laissez –nous faire pendant six ans.

La cinquième République est moribonde, la maladie s’aggrave.

 

Jeudi 3 avril 2014 4 03 /04 /Avr /2014 10:38

Dans le Landerneau journalistique ça frétille comme dans la nasse. Hollande et Valls est-ce que ça peut marcher?Sapin et Montebourg à Bercy, qui prendra le bureau du sixième? la revanche de Mme ex, hamon caution de gauche (?), J'en passe et de pires. On peut toujours tourner le bouton ou agiter la télé commande partout les mêmes commentaires, le même rien.

Pendant ce temps on apprend que partout en Europe, en Allemagne y compris, la déflation frappe à la porte. La BCE est inquiète mais n'a aucun moyen de l'éviter sauf à changer totalement sa politique mais elle ne le fera pas car ce serait mettre en cause toute la politique libérale suivie depuis de nombreuses années.

En raison de l'austérité qui frappe de plus en plus les Européens et pas seulement ceux de la grèce et du Portugal, les prix sont à la baisse, les ménages vont automatiquement retarder les achats qu'ils pourraient encore faire en attendant de nouvelles baisses, l'offre ne trouvera plus de preneurs, les entreprises vont continuer à licencier et à réduire leurs investissements. C'est la spirale déflationiste, le japon qui a été pris dans ce piège là a mis 20 ans à s'en sortir et il n'en est pas encore sorti complètement.

Les peuples européens se préparent à vivre des années encore plus difficiles.

Vite le flash de 11h pour savoir qui a piqué le bureau du sixième.

Lundi 31 mars 2014 1 31 /03 /Mars /2014 12:13

Deux grands enseignements peuvent être tirés des résultats des élections municipales au niveau national :

La politique menée depuis deux ans par le parti socialiste et les verts sous la double direction du président Hollande et du premier ministre JM Ayrault a été sévèrement condamnée. Sont condamnées notamment les promesses non tenues et le virage vers une politique de l’offre contre une politique de la demande.

Comme jamais dans ce pays l’abstention a encore battu des records, elle marque une défiance profonde des citoyens envers le personnel politique et les commentaires « langue de bois » entendus hier soir des personnalités du PS et de l’UMP n’arrangeront rien.

A Auxerre, G Ferez sauve son siège de 312 voix. Le sursaut d’une partie des abstentionnistes du premier tour et notamment Rive droite a permis ce résultat. C’est mieux ainsi.

Rien cependant au niveau du national comme à celui du local n’est réglé et la crise ne peut que s’amplifier encore.

Au plan national Hollande va continuer la politique de déflation salariale, de cadeaux au patronat, de soumission aux volontés de la commission européenne. Il va sous peu annoncer quelles dépenses publiques il va diminuer drastiquement, (50 milliards), la politique austéritaire a encore de beaux jours devant elle.

Localement G Ferez, encadré de quelques vieux chevaux sur le retour comme Bailly, Soury, Henriat venus tout droit de l’UDI, de l’UMP et du MODEM, ne changera rien et ne prendra aucune décision qui pourrait améliorer même un peu le sort des populations les plus en difficulté et le sursaut nécessaire pour permettre à la ville de trouver un nouvel élan.

Quant à nous pour le Front de Gauche nous allons après la déception continuer notre travail d’explications auprès des habitants revendiquer un véritable travail autour des points importants de notre programme qui reste d’actualité pour un mieux vivre ensemble. Transports gratuits, santé, économie, services publics. Comme nous l’avons chanté sur les boulevards parisiens et dans nos meetings, nous ne lâchons rien. 

Vendredi 28 mars 2014 5 28 /03 /Mars /2014 11:13

Je veux tout d’abord remercier les électeurs qui se sont déplacés Dimanche dernier pour accomplir ce geste que chacun possédant une carte d’électeur devrait faire tout naturellement ; aller voter. Que sur la ville l’abstention ait atteint en moyenne un peu plus de 40% et même 50% sur certains bureaux indique très clairement et surtout pour une élection municipale combien le corps social est malade. Il faudra d’ailleurs bien analyser de quoi il est malade.

Je veux ensuite remercier ceux qui ont voté pour la liste que je conduisais, « pour Auxerre l’humain d’abord ». Merci de leur confiance, merci d’avoir cru, comme nous, que les propositions que nous formulions dans notre programme, sociales, écologiques, démocratiques et économiques pourraient apporter quelque chose de nouveau sur la ville et pour ses habitants. Merci d’avoir voulu qu’elles se réalisent et puissent faire un peu chanter les lendemains.

Hélas, nous sommes déçus comme eux. Nous avons cru réellement, après le petit succès de 2008, (7,5%), après les 10% de Mélenchon sur Auxerre au premier tour de la présidentielle, après une campagne longue et acharnée jusqu’au dernier jour que nous pourrions passer la barre des 10%, être présents au conseil municipal et, peut-être imposer quelques-uns de nos objectifs à G Ferez. Cette histoire-là ne s’écrira pas.

Il faudra analyser et essayer de comprendre les raisons de cet échec, nous le ferons dans les semaines qui viennent. Une chose est déjà certaine nous sommes forcément les victimes collatérales d’un mécontentement profond de la population envers la politique en général et de celle particulièrement du parti socialiste et de Hollande depuis deux ans. L’aggravation chaque jour de la crise, la non prise en compte des espoirs des Français, les promesses non tenues dans tous les domaines, les menottes qui ont été mises à notre économie par la signature d’un traité européen, non renégocié comme promis, d’essence ultra libérale, cela fait à la longue très mal.

Les socialistes, au moins une grande partie d’entre eux, ont oublié les fondamentaux de la pensée socialistes de leurs devanciers. Ils ont oublié Jaurès et ont cru qu’en faisant un accord historique avec le capitalisme du XXI ième siècle, ils pourraient en tirer bénéfice. Ils ont simplement refusé de voir que ce nouveau capitalisme là, rapace, financiarisé et multinational est prêt à tout contre les peuples pour satisfaire chaque jour un peu plus sa volonté de domination de l’économie, des territoires, de la pensée des individus. Ces socialistes-là ont refusé de mener la bataille idéologique contre la pensée libérale ce qui fait dire aujourd’hui à l’un des plus grands capitalistes américains : «  La lutte des classes existe, nous avons gagné la guerre ». Il s’appelle Waren Betty. Pensons une seconde seulement à cette soirée de gala offerte à l’Elysée par F Hollande, il y a quelques semaines aux plus grands des patrons des cinq continents.

Pour revenir à Auxerre mais nous  n’en étions pas loin, dimanche verra le duel Ferez-Larrivé. J’ai eu l’occasion à de nombreuses reprises de les écouter au conseil municipal et hier au cours du dernier débat de la campagne. Qu’est ce qui les sépare sur les plans politiques, économiques et sociaux ? Peu de choses en fait. Ce sont deux libéraux, qui s’accommodent parfaitement des institutions aujourd’hui malades de la Vième République, partisans des partenariats publics privés, carriéristes en politique…Une chose cependant disqualifie totalement à mes yeux G Larrivé et fait une différence notable avec G Ferez. Sa volonté partagée par la « droite décomplexée » de revenir sur un droit fondamental dans notre République, celui du droit du sol. Cela est totalement inacceptable et remettrait en cause l’un des fondements même de nos institutions.

En attendant les résultats de dimanche soir, comme je l’ai fait tout au long de la campagne, y compris publiquement au cours de mon dernier conseil municipal, j’appelle les électeurs en possession d’une carte électorale à ne pas oublier combien furent rudes les batailles au cours de l’histoire pour conquérir le droit au vote universel et notamment pour les femmes, j’appelle, j’exhorte les Auxerrois et Auxerroises à aller voter au deuxième tour des élections municipales.

Et Lundi nous reprendrons le combat pour défendre une autre politique et les projets concrets que nous avons mis en avant durant la campagne. Si l’abattement que nous avons pu connaitre cette semaine était parfaitement légitime, nous devons reprendre le dessus et oublier les désillusions immédiatement.

Dimanche 16 mars 2014 7 16 /03 /Mars /2014 22:40

Dans une semaine nous connaitrons les résultats du premier tour des élections municipales.Une nouvelle aventure, très courte s'ouvrira ou pas avant le deuxième tour.

La fin de semaine fut assez chargée avec le meeting de Vendredi et la "table ronde" de Samedi organisée par FR3 Bourgogne.Le meeting a permis de revenir sur des points cruciaux de notre programme à travers les interventions de quatre de nos colistiers. Démocratie participative, santé, transports gratuits, sécurité.La prise de parole de colistiers a paru surprendre certains et surtout les journalistes habitués qu'ils sont à n'entendre que la parole des "leaders" tête de liste. Je suis intervenu ensuite pour présenter le reste de notre programme que les électeurs retrouveront dans la circulaire qu'ils recevront chez eux, et pour mettre en avant les enjeux de cette élection.

Il est évident aujourd'hui que nous progresserons par rapport à nos résultats de 2008, (7,5%). Nous pouvons dépasser la barre de 10% et même peut être bien au delà. Ainsi nous pourrons, suivant les circonstances et surtout le besoin que Ferez aura de nous, nous imposer sur une liste fusionnée ,sans abdiquer quoi que ce soit de notre volonté de combattre la politique du gouvernement socialiste- EELV,tout en imposant des points de notre programme qui représenteraient de fortes avancées sociales et démocratiques pour les Auxerrois et donc aussi battre la droite et l'extrème droite.

Avis donc aux abstentionistes potentiels et à ceux qui attendent le deuxième tour pour aller voter,c'est au premier tour que l'élection se jouera.La "table ronde "organisée par FR3 Bourgogne, Samedi, avait lieu en plein air. Fichtre quel froid! j'ai cru vers la fin que j'allais commencer à claquer des dents.Je crois, par les échos que j'en ai eu pendant le WE que j'ai su défendre nos idées et "moucher" à plusieurs reprises mes adversaires et notamment celui du FN qui décidément n'a rien à dire sauf quand il s'agit d'attiser les haines et créer des divisions à l'intérieur de notre communauté. Une fin de semaine positive en somme.(Voir sur Auxerre TV)

Pour la suite, Mardi un autre débat au Silex à midi organisé par France bleu et toute la semaine dernier tractage de la "lettre aux Auxerrois".Jeudi une conférence de presse sur les enjeux du premier tour. Samedi devrait être une première journée de repos depuis longtemps, quant à Dimanche, la journée sera longue.Elle vous sera racontée dans le détail dans un prochain épisode.

Lundi 10 mars 2014 1 10 /03 /Mars /2014 09:56

 

(Ci-joint le texte d’une lettre du Maire d’Allones dans la Sarthe, Elle résume parfaitement la situation dans laquelle nous nous enfonçons. Rappelons seulement qu’à la fin des années 70 Mr Gattaz père déclarait avec force que « les profits d’aujourd’hui feront les investissements de demain et l’emploi d’après- demain ». Tel père tel fils, mais les emplois on les attend toujours, par contre pour les profits accumulés tout va bien)

« Pierre Gattaz vient d’adresser à ses organisations territoriales un modèle de lettre à envoyer à toutes les têtes de liste aux municipales pour leur faire part de ses exigences. Sa principale demande consiste à obtenir toujours plus d’exonérations de taxes pour, soi-disant, créer des emplois. Mais de qui se moque le patron des patrons !

Ces dernières années, la taxe professionnelle due aux communes a été supprimée, remplacé par la contribution économique territoriale. Résultat : 6 milliards d’économies pour les entreprises, d’ailleurs souvent pour les plus importantes, et autant de moins pour les collectivités, pour les habitants donc. Parallèlement, le chômage a continué à augmenter. Je le constate chaque jour dans une ville comme Allones.

Comme Maire, j’ai régulièrement des rencontres avec les responsables des entreprises locales pour échanger sur leur situation. Je n’entends d’ailleurs pas chez eux  cette demande obsédante de Pierre Gattaz de tout déréguler. Ils souhaitent souvent, et notamment dans le secteur de la distribution et du BTP, que les habitants et les collectivités aient plus de pouvoir d’achat, car c’est la garantie pour eux d’un développement  de leurs entreprises et donc de l’emploi.

Faut-il rappeler au président du MEDEF que, chaque année, les entreprises bénéficient de 230 milliards d’euros d’exonérations fiscales, auxquels aujourd’hui il va falloir ajouter les 30 milliards d’euros promis  dans le cadre du pacte de responsabilité que veut mettre en place le gouvernement ?

Trop c’est trop ! Résoudre le chômage exige de s’inscrire dans d’autres logiques, notamment en associant tous les intervenants- responsables d’entreprises, salariés, syndicats, élus- afin de mettre en place des propositions mettant au cœur l’humain et faisant contribuer les profits, notamment spéculatifs, au service de l’emploi et des hommes ».

Que chacun médite les propos contenus dans cette lettre, propos auxquels il n’y a rien à ajouter, et que, tous ensemble à l’occasion des municipales et après nous puissions « secouer le cocotier » d’un capitalisme financiarisé qui tue le tissu industriel,  l’emploi et les services publics qui sont la richesse de ceux qui n’en ont pas.

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