Conseil municipal 6 Avril 2014

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Une fois n’est pas coutume, le conseil municipal a eu lieu un Dimanche matin. Il s’agissait après les élections d’installer le nouveau conseil municipal et d’élire le Maire pour les six années à venir. Pas de surprise, G Ferez a été élu, les adjoints ont été désignés. Ceux qui voulaient des places les ont eues, pas toujours celles auxquelles ils aspiraient, le centre droit avec Henriat et Bailly a de quoi être satisfait, (commerce et finances).

Pour le Maire ce mandat s’ouvre sous un « horizon contraint », jolie expression pour ne pas dire son vrai nom ; l’austérité obligée pour tous suite à la politique choisie par le gouvernement. A de nombreuses reprises G Ferez a bien souligné qu’il faudrait faire des choix dans le cadre de cette contrainte, on peut craindre donc le pire pour la ville, les Auxerrois  et les services municipaux. Il a ensuite tracé une feuille de route pour les six premiers mois du mandat à travers quatre orientations.

1/ Auxerre capitale de l’agglomération dont il faut renforcer l’attractivité et où doit se poursuivre la mutation urbaine. (Avec quels moyens financiers ?)

2/ Développer l’innovation technique et technologique, IUT, fibre optique, 4G.( n’est-ce pas un peu court ?)

3/ Améliorer la qualité de la vie, l’écologie urbaine, ne pas hiérarchiser les quartiers. (Ça fait joli mais rien de dit sur le comment).

4/ Auxerre ville de l’économie et de l’emploi, dialogue approfondi avec l’agglomération auxerroise et les villes et villages qui la composent. Un schéma de cohérence territorial  (SCOT) avec les autres inter- communalités et donc les 110 communes que cela représente. (On en parlait déjà il y a six ans)

Dans tout cela rien de précis, rien de concret, une belle langue de bois politicienne. Mais comment faire autrement quand on accepte la politique d’austérité voulue par le gouvernement aux ordres de la commission européenne, des agences de notation et des marchés, des grands donneurs d’ordre du capitalisme financiarisé et de son représentant pour la France, Mr Gattaz.

G Larrivé a regretté le peu de voix qui lui aurait permis d’être Maire à la place du Maire, (environ 150). Il a demandé que face à la réalité des chiffres et de l’endettement la majorité soit sérieuse sur le budget. (Il n’a pas développé en disant comment et c’est dommage). Il exige de la transparence dans les choix car lui aussi pense que gouverner c’est choisir en « période contrainte ». il donne une priorité à la jeunesse. (Tout un chacun peut être d’accord, mais comment ?).

Sur le débat d’orientation budgétaire qui a suivi chacun a un peu chamaillé sur les moyens d’y parvenir face aux baisses des dotations de l’état que personne ne remet en cause. Le Maire a confirmé que les investissements seront réduits pendant les 6 prochaines années, c’est là une mauvaise nouvelle pour les entreprises locales et pour l’emploi.

En un mot et pour résumer, les défenseurs d’une politique libérale de « gauche » et les défenseurs d’une politique libérale de droite sont face à face maintenant au conseil municipal. Ils se trouvent les uns et les autres confrontés à une réalité qu’ils ont voulue et défendue ces dernières années. Pris dans leurs contradictions la langue de bois va leur servir de prothèse.

La voix de la vraie gauche va manquer au sein de ce conseil pour dire et redire qu’une autre politique est possible en sortant de la logique de ce que les économistes libéraux appellent le « marché ».

Si cette voix manquera au conseil, que l’on sache qu’elle continuera, et plus encore demain, à se faire entendre hors du conseil pour amener les citoyens à agir pour sortir des carcans que nous imposent les actuels maîtres du monde capitaliste.

Une dernière remarque : S’il a été question au cours des débats de la concurrence entre les territoires, à aucun moment n’a été évoquée la démocratie communale et la voix des citoyens. Nous sommes bien dans le système de la représentation : votez citoyens et ensuite laissez –nous faire pendant six ans.

La cinquième République est moribonde, la maladie s’aggrave.

 

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