Semaine bien remplie

Publié le

  Un peu de calme en ce Samedi pluvieux avant le conseil d’administration de l’association du quartier des Rosoirs à 17h.

Un peu par hasard, je tombe à 16h sur France culture où il est question de Dylan Thomas, poète gallois, né en 1914 et décédé à 39ans en 1953 d’une profonde névrose et d’abus de boissons alcoolisées. Curieux homme et magnifique poète auteur de « artiste en jeune chien », d’une pièce de théâtre radiophonique « au bois lacté », et de 212 poèmes écrits avant l’âge de vingt ans. Celui dont sa petite fille dit aujourd’hui « qu’il voyait des choses que nous ne voyons pas ». Poète de la mer, de la ruralité, des villages, du vivre ensemble, qui « ardemment souhaitait partir » lui, « fils de la vague ». Les jeunes gens et les jeunes filles ne lisent plus aujourd’hui Dylan Thomas et ils le devraient. Il fut pour moi avec Rimbaud le poète de mes 17 ans, nous rêvions alors, avec deux amis, de partir boire une pinte à Logarne ce que nous ne fîmes pas et sans doute avons –nous eu tort, jamais nous ne dépassâmes Saint Malo. Thomas fut aussi le précurseur de la Beat- génération et du Rock n’roll, sa photo est visible sur le meilleur disque des Beatles et J Lennon était aussi un ardent fanatique. La poésie de Thomas, c’est la voix, le texte et la projection des images qui se choquent et provoquent des étincelles, les allitérations qui forment une musique inoubliable et quand j’ai entendu cet après midi la voix de Dylan Thomas que je n’avais plus entendue depuis tant d’année, la même émotion ressentie alors il y a si longtemps est revenue. Jeunes gens et jeunes filles hâtez-vous de lire Dylan Thomas, il ouvrira vos yeux sur des horizons que vous n’imaginez même pas.

Puis laissant là l’émission je suis parti pour être à l’heure à l’assemblée générale de l’association des Rosoirs. Mr le Maire était là, Mr le député aussi. J’ai rencontré le président et son épouse, Mr et Mme Fontaine qui font là un magnifique travail avec toute une équipe de bénévoles du Quartier. Ils m’ont appris que les animations qu’organisaient les associations  à l’occasion du 13 Juillet avaient été annulées par le Maire sans qu’aucune décision n’ait pu être prise par le conseil municipal. Je les ai assuré que nous ferions tout ce qui sera nécessaire pour revenir sur cette décision autocratique absurde.

La semaine fut très chargée et riche en même temps.

Lundi la réunion du groupe « Pour Auxerre, l’Humain d’abord » a permis d’avancer sur le programme et sur les contenus de la réunion du 7 Mars aux Piedalloues à 19 h autour des questions liées à l’écologie.

 Mardi la réunion avec Fabien Cohen a permis à une cinquantaine de personnes de mieux comprendre le fonctionnement d’un centre de santé municipal comme celui que nous créerons si nous arrivons aux affaires.

Mercredi je recevais les enseignants et les élèves du conservatoire de musique, aujourd’hui municipal à vocation départementale, ( ?), un cadeau empoisonné que fait le conseil général à la ville d’Auxerre à propos duquel bien des questions encore obscures devront être clarifiées, mais il parait que la cours régionale des comptes est sur le coup comme on me l’a appris le lendemain soir au cours du conseil municipal.

Jeudi, conseil municipal. Pendant plus d’une heure je me suis accroché avec le maire sur plusieurs questions et notamment sur celle du budget. G Ferez ne veut pas entendre raison, il refuse le vote du budget pour l’année 2014, le renvoyant à l’après élection. Le vote du budget l’obligerait à dévoiler le montant de la dette à la date du 31 Décembre 2013. Cette attitude est scandaleuse mais surtout très inquiétante. Que veut-il cacher ? Un montant de la dette qui aurait explosé sur un an entre fin 2012 et fin 2013 ? C’est sans doute cela. La ville n’a toujours pas de budget, les associations souffrent de cette situation, nous faisons des propositions pour le futur mandat sans savoir si nous aurons les possibilités de les mettre en œuvre financièrement. Cette situation est intolérable. Je donne une semaine à Guy Ferez pour nous donner les chiffres sans quoi j’appellerai les auxerrois  à s’adresser directement à lui, par tous les moyens possibles, pour qu’il le fasse. Un couple où l’un des éléments du couple cacherait à l’autre la situation financière irait à la catastrophe. Quand une entreprise cache à ses salariés l’état de ses comptes c’est qu’elle prépare un mauvais coup. Si dans une association le trésorier cache la réalité des finances cela veut dire que l’association en question est en péril. C’est la même chose pour la ville.

Vendredi, visite à Toucy à Nora Boudjemaa, tête de la liste de gauche qu’elle conduira. Moment sympathique, animé de plus par Gérard André, Les habitants de Toucy ont là un vrai projet communal, enfin. Qu’ils n’hésitent pas à lui donner massivement  leurs voix, Toucy le mérite largement.

Samedi, voir plus haut, un livre et dodo.

 

 

Commenter cet article