un enjeu vital (suite)

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ARGUMENTAIRE 2

Il aura fallu peu de temps, quatre décennies seulement pour que la planète soit dominée par l’oligarchie financière. Il faut reconnaitre que les puissances de l’argent ont eu quelques complices depuis Reagan Thatcher et beaucoup d’autres ensuite. Les sociaux –démocrates quant à eux n’ont ni dit ni fait grand-chose, quand ils n’ont pas eux même été complices à la tête de l’OMC par exemple ou du FMI.

Certains, idéologues de droite, sociaux- libéraux, journalistes et autres commentateurs tel Attali voudraient aujourd’hui nous faire croire que cette situation est irréversible et qu’il n’y aurait qu’à s’y soumettre. Rien n’est inébranlable car tout dépendra de la volonté des peuples de sortir des crises économiques, sociales écologiques, culturelles…Et c’est bien parce que les chiens de garde du capitalisme financier le savent qu’ils tentent aujourd’hui, en Europe, de museler la démocratie comme en Italie, en Grèce en nommant des « techniciens » à la tête de ces pays. Mais ils peuvent faire mieux encore avec la camisole budgétaire qui verra les états déposer leurs budgets devant la commission européenne avant qu’ils ne soient validés par les parlements nationaux. Si nous laissons faire, nous entrerons dans une société post-démocratique.

L’Europe s’est encore plus soumise aux diktats des marchés à travers le traité de Lisbonne que n’importe quelle autre région du monde. Le traité en donnant l’indépendance à la banque centrale européenne (BCE) s’est enchainé aux désidératas de quelques techniciens ultra libéraux de la BCE. Où, sur la planète, trouve t’on telle situation qui amène la banque centrale à prêter aux banques privées à un taux de 1% pour que celles-ci prêtent à nouveau cet argent aux états à des taux de 4, 5, 6% et plus pour la Grèce ? Mr Pebereau, dont Mr Sarkozy est « l’ombre portée », président de la banque Paribas a bien travaillé pour ses actionnaires, les peuples devraient payer la note.

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