Un peuple peut briser ses chaînes

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La jeunesse, les syndicalistes, les hommes et les femmes de gauche ont brisé les chaînes que Ben Ali et ses sbires leur imposaient depuis 23 ans. Enfin «  le brin de jasmin va remplacer le bois dont on fait les triques ». La Tunisie que ne voyaient pas les hordes de touristes c’était avant tout le désespoir de tout un peuple. Misère, emprisonnement, « no futur », bâillon pour les uns ; népotisme, dictature, système policier destinés à protéger une caste pour les autres. La complicité de l’Europe, de la droite française et de certains hauts responsables du parti socialiste dans cette affaire est très lourde. Qu’ils ne disent pas, les uns et les autres qu’ils ne savaient pas, tout le monde savait comme nous savons ce qui se passe en Algérie, en Libye, au Maroc, en Egypte…Mme Alliot-Marie dans cette affaire a joué un rôle particulièrement odieux, elle qui proposait peu de temps avant le départ du dictateur l’expertise de la police française pour mater les foules. Mr Strauss-Kahn décoré en 2008 par Ben Ali va-t-il rendre sa médaille et Mr Delanoë parlera t’il pour s’excuser lui qui savait et n’a rien dit. Et tous les autres notamment les banques et les multinationales qui ont largement profité du système. Les tunisiens veulent des élections vraiment libres, une nouvelle constitution, la restitution des avoirs qui leur ont été pillés et qui se trouvent bien au chaud dans les banques européennes.

Mr Ben Ali ne paradera plus avec Sarkozy, tous les prisonniers politiques et syndicaux doivent être libérés, la presse doit pouvoir s’exprimer, personne ne pourra voler au peuple tunisien sa révolution.

Tous mes amis et moi-même saluons le courage du peuple tunisien.

Enfin nous pourrons visiter la magnifique Tunisie.

Alain RAYMONT

Conseiller municipal

La gauche qui ne renonce pas

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