Aller toujours plus vers le global

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S’il n’est bien évidemment pas question de délaisser les luttes locales régionales ou nationales comme par exemple actuellement, Fulmen, développement des territoires, retraites…, les mouvements anticapitalistes ne doivent pas se contenter de s’opposer, ils doivent dans le même temps formuler des propositions concrètes qui permettront la mise en œuvre des  transformations souhaitées. Ils doivent donc passer à la vision globale de cette transformation.
je ne prendrai qu’un exemple, celui du marché.

Chaque jour, par tous, ce terme est employé et à un tel point que l’on finit par oublier ce que recouvre le concept. Certes on sait vaguement que derrière le terme se cache des fonds de placements, fonds d’assurances, banques..mais ce que l’on oublie de dire c’est que l’ouvrier allemand ou belge qui possède un peu de SICAV ou leur équivalent, le retraité français ou anglais qui a souscrit une assurance vie, l’artisan italien qui a un plan d’épargne logement pour sa petite fille, le commerçant espagnol qui chaque mois met cent euros à la casa popular…tous sont le marché .La somme  que par précaution,(on parle d’épargne de précaution), chacun ou presque met de côté, si elle est  le plus souvent minime, finit ,si on multiplie par le nombre d’épargnants, par faire des sommes considérables. C’est l’ensemble de cette épargne là qui aussi sert aujourd’hui à la spéculation avec évidemment tous les risques que cela comporte et les retraités anglais, entre autres, en savent aujourd’hui quelque chose avec la crise et l’affaire BP..

On ne peut donc parler du marché sans parler également de l’épargne populaire, du rôle qu’elle devrait jouer dans l’économie, de qui doit la garantir et la faire « travailler », de sa rémunération, de la garantie de l’épargne par rapport à l’inflation.

Nos propositions doivent donc permettre à la fois de sortir cette épargne de la spéculation , ce qui assècherait en partie ses moyens,et lui faire jouer tout son rôle dans l’économie réelle, recherche et investissements. Il nous faut donc faire avancer les idées suivantes :  1/distinguer banques de dépôts et banques d’affaires et interdire aux premières les pratiques des secondes, 2/créer un grand pôle public de gestion de l’épargne sous contrôle citoyen et cela au niveau européen. N’était ce pas là d’ailleurs l’esprit des caisses d’épargne qui consistait à collecter l’argent de l’épargne  des salariés et des classes moyennes pour financer le logement social.

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Paquin Pascal 12/07/2010 16:18


Bonjour

Oui il faut absolument agir sur l'épargne et sa non confiscation pour ces politiques financières qui broient l'emploi et l'environnement.

S'il faut bien sûr que des victoires électorales permettent ainsi des politiques de rupture, il faut aussi agir dès maintenant.

Comme on lutte contre les pesticides à chaque fois qu'on achète un aliment bio, on peut confier son épargne même toute petite à Terres de liens, à la NEF, à Enercoop.

Voici des liens pour en savoir plus:
Terres de liens: http://yonne.lautre.net/spip.php?article3295

La NEF: http://yonne.lautre.net/spip.php?article3815

Enercoop: http://yonne.lautre.net/spip.php?article1455

A chaque fois épargner solidaire, pour des emplois écolos et non délocalisables!

bien à vous

PP